Dame nature continue sur sa lancée de ciels dignes de la Provence. La pluie se fait rare, permettant de marcher sans souci de se transformer en petit canard. Le mercure oscille entre 12 et 17 degrés, ce qui s’avère génial pour enfiler les kilomètres en tout confort.
Samedi, nous effectuons un retour à la campagne, à 68 km au sud-est de la capitale. À bord du Transilien R que nous avions pris à la Gare de Lyon le 8 mars dernier, à destination de Thomery et du Château de Rosa Bonheur (relisez le billet ici).
Nous poussons quelques arrêts plus loin. La randonnée débute à la gare de Montigny-sur-Loing, petit village de près de 2 600 personnes. Au programme, selon Helloways, nous passerons tantôt par les champs, tantôt par les rives du Loing (l’une des rares rivières préservées de l’urbanisation en Île-de-France) et les canaux de Nemours.
Après cinq kilomètres au beau milieu des champs, sur des chemins de tracteur, nous entrons dans Grez-sur-Loing, une petite commune qui abrite des monuments datant du XIIe siècle : l’église Notre-Dame-et-Saint-Laurent, la tour de Ganne et le pont de Grez. À l’entrée du pont, une plaque attire notre attention. Le tableau de Camille Corot, représentant le pont, appartient au musée Currier à Manchester, dans le New Hampshire. Le monde est petit!
Nous arrivons sur les rives du Loing, libres de construction humaine. Le canal nous donne l’impression de marcher à la maison, au canal Chambly. Celle-ci s’avère encore plus lorsque nous passons sous le pont de l’autoroute du Soleil (la A6). Chez nous, le canal passe sous le pont de l’autoroute 10.
À Nemours, nous mangeons nos sandwiches accompagnés d’un petit verre de rouge, assis sur un banc face au Loing. Un couple de canard nous rend visite, s’installe à quelques pas pour une sieste.
L’immense curieux, le gars pour qui «Partout est la seule destination sur ma liste», accroche son regard sur une nouvelle affiche. Quand je suis avec des gens, je dois finir par les « gosser », tant je m’arrête souvent. Je suis une éponge. Je veux tout savoir. Vous devez vous en rendre compte, avec tous ces liens que j’ajoute dans mes billets 😄
Nous avons emprunté une partie de la Scandibérique, qui relie Trondheim en Norvège à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Un périple de plus de 5 000 km traversant le Danemark, l’Allemagne, la Belgique et la France. Décidemment, je finirai par le marcher ce chemin de Compostelle. Tiens, voilà un projet pour la retraite!
Le Transilien nous ramène à la Gare de Lyon. Nous en profitons pour repérer le hall d’où nous prendrons le TGV Lyria pour Lausanne, avant de descendre dans le métro pour quelques stations.
Le dernier kilomètre se fait à pied, de la station Chatelet à la rue Dauphine. Les quais sont noirs de monde, tout comme le pont Neuf. Le soleil fait sortir les gens.
À compter de demain, mes billets s’écriront de la Suisse. Lausanne, Neuchâtel et Zurich nous attendent chacune pour deux nuits.
Bonne semaine!






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