La quatrième semaine à Paris tire à sa fin. Quand nous avons mis les pieds dans l’appart et constaté que la luminosité y serait exceptionnelle, un grand bien-être m’a envahi. D’autant plus qu’en ouvrant l’armoire, j’ai découvert une assiette Petit Prince, sur laquelle est écrit l’une de mes citations préférées : « On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux ». La même que j’ai insérée au verso de la carte postale CriCri à Paris! La synchronicité refait son apparition dans ma vie.
Au fil de mes navigations sur Google Maps, j’ai vu qu’un Jardin Anne-Frank existe dans le 3e. Curieux, je décide d’y passer en me rendant à la rue Étienne-Marcel d’où je suivrai la balade « Le Paris des passages les plus insolites et mystérieux » tirée du guide du Routard Paris Balades.
Dans le dernier billet, je parlais de la guerre. Avez-vous déjà lu le Journal d’Anne Frank, qui relate la vie de cette jeune fille juive allemande exilée à Amsterdam pendant la 2e guerre mondiale? Je vous le suggère. Malgré ce qu'elle vivait, elle voyait la beauté du monde et n'a jamais perdu espoir. En 2014, au retour des JO de Sotchi, j’avais visité le Musée Anne Frank. Expérience marquante : dans l’annexe, les visiteurs défilent dans un silence total, comme si on sentait encore l’horreur de se faire découvrir par la Gestapo et être envoyé vers la mort, dans un camp d’extermination.
En passant dans la rue, rien ne laisse deviner la présence de ce jardin. Impasse Berthaud, « Ben voyons, une impasse, c’est un cul-de-sac. Je ne vais pas là moi » se dirait-on. Je poursuis et découvre une plaque avec la photo d’Anne et une autre sur le marronnier.
Anne mentionne cet arbre à trois reprises dans son journal. Attaqué par une maladie, il a été décidé au début des années 2000 d’utiliser ses fruits pour perpétuer sa vie ailleurs dans le monde. Le marronnier du jardin de Paris est l’un d’eux.
Cela me fait penser au lilas que nous avons mis en terre à Richelieu. Il s’agit d’un greffon du lilas que ma sœur Véro avait planté à Chicoutimi, qui lui venait de la rue du Château à Sainte-Foy (la maison familiale de 1977 à 2015) et auparavant de la rue Couillard à Lauzon (la maison natale de mon père). Le lilas à Véro, à Ben, à Arthur.
Je retrouve les rues largement piétonnes de la Zone à Trafic Limité et emprunte plusieurs passages. Le plus impressionnant ? Le passage Brady, qui nous plonge dans Little India avec ses restaurants et commerces indo-pakistanais. J’entre dans l’épicerie Velan. Les effluves d’épices et d’encens, les objets, je suis transporté en Inde.
Quatre semaines à Paris donc. Lorsque je sors de l’immeuble, tourne à gauche et descends la rue Dauphine vers la Seine, j’ai encore peine à réaliser que nous vivons ici. Je traverse le Pont Neuf comme un Parisien, sans vraiment porter attention aux décors. ll faut le faire!
Je rejoins Nathalie vers 17 h et nous allons prendre un verre et une entrée à La Rhumerie, boulevard Saint-Germain. Ensuite, on marche vers la Seine afin d’observer le coucher de soleil et voir le Pont Neuf éclairé.
Magique.







Merci Christian de nous partager ces beaux moments… J’adore les passages, je me promets d’en trouver d’autres lors d’un prochain séjour!
RépondreSupprimer