Mon dernier voyage en terre linguistique inconnue remontait à août 2016, à Rio, au Brésil. Neuf années et quelques cheveux blancs plus tard, me réadapterai-je à un nouvel environnement ? Sans trop me stresser ?
Nous sommes arrivés à Zurich en début d’après-midi, le 5 avril. Deux jours plus tard, tout roule. Pas de pépin, pas de stress. Ici, l’allemand domine, évidemment. Mais comme dans bien des villes touristiques, l’anglais suffit pour se débrouiller, surtout dans les commerces. Cela dit, glisser un petit « Guten Tag » en entrant, un « Danke » en sortant, ou un « Bitte » entre les deux, ça change tout. Pas besoin d’être bilingue : juste montrer qu’on fait un effort.
Entre la gare et l’hôtel, nous empruntons la Bahnhofstrasse, la grande artère commerçante où pullulent les boutiques de luxe. Dans une vitrine, le collier parfait pour Nathalie. Petit détail : 44 500 CHF (à peine 74 000 CAD). Du petit change pour les ultrariches qui circulent en Ferrari, Bentley ou Maybach… Tout à fait mon style d’ambiance.
On bifurque vers les ruelles étroites. Décidément, les Suisses aiment leurs fontaines. Il y en a partout, quoique moins colorées qu’en Suisse romande. Il y en aurait 1 200 dans la ville, selon ce site. L’eau y coule librement, pure et potable. Sur une place isolée (Leuengasse), un samedi en fin de journée, des enfants en maillot de bain s’amusaient dans la fontaine, sous l’œil bienveillant des parents. Faites un saut sur Google Maps, vous verrez.
Sur les rives du lac, dans le parc Zürichhorn, des centaines de personnes profitent du soleil (il fait 22°C). BBQ, bières ouvertes, nappes au sol : j’ai l’impression d’être un dimanche au parc du Mont-Royal. On entre dans le Chinagarten, l’un des jardins de temple les mieux classés hors de Chine.
On grimpe ensuite sur la place Lindenhof, qui offre une superbe vue sur la Limmat et la vieille ville.
Comme toujours, je suis attiré par les lieux de culte. Peu importe la foi, leur grandeur traduit le besoin humain de s’élever. Ces lieux offrent un calme qui contraste avec l’agitation extérieure. Je m’y sens toujours bien.
On visite donc Fraumünster et Grossmünster. La première abrite des vitraux et une rosace de Marc Chagall ainsi que d’Augusto Giacometti. Les rayons du soleil font danser les couleurs sur les murs, comme des aurores boréales. Dans la chapelle St. Mary’s, dédiée au silence, quelques citations bien choisies accrochent mon regard.
Parfois, j’ai l’impression que mes silences dérangent. « Ça va ? Tu sembles dans ta bulle. » Oui, ça va. Pourquoi faudrait-il toujours afficher de l’exubérance ? N’est-ce pas parfois une forme de malaise camouflé ?
Nous bouclons notre séjour par une croisière de 90 minutes sur le lac, avec la compagnie de navigation zurichoise. Installés à l’arrière du pont supérieur, on profite du panorama… jusqu’à l’arrivée d’un groupe scolaire bruyant. L’univers nous prépare au retour à Paris ;-)
En chemin, on aperçoit le siège social de Lindt & Sprüngli, tout près du Lindt Home of Chocolate. Amateurs de chocolat, allez voir leur site ! Il faut réserver plusieurs jours à l’avance – ce que je n’ai pas fait. Une bonne raison de revenir à Zurich un jour.
Retour à l’appart en soirée. Le TGV Lyria atteint les 292 km/h. Bien plus rapide que les trains sur lesquels travaillait grand-papa Arthur !
Étrange sensation de retrouver notre « chez nous ». Pas pour longtemps : on repart jeudi matin… direction Mons, en Belgique.








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de prendre le temps de commenter ! Ne vous laissez pas avoir par le curseur qui clignote dans le carré blanc. J'aime vous lire !