28 avril 2025

Se faire bercer par la mer en Bretagne

Je viens de franchir une nouvelle année de ma vie. Je me rapproche doucement de ce moment que l’on nomme retraite — cet état qui semble si lointain quand on a vingt ans.

Du 22 au 26 avril, une Renault Clio à transmission manuelle nous a portés sur 745 km de routes bretonnes, de Rennes à Vannes, du Nord au Sud, en passant par l’Ouest. Oh, que la mer me manquait.

Notre premier arrêt fut à Ploumanac’h, sur la Côte de Granit Rose, où nous avons marché sous un ciel radieux sur le sentier des douaniers


En fin de journée, nous nous sommes installés à l’Hôtel aux Tamaris, à Roscoff. En face de la chambre : la mer.

Mercredi matin, une des vedettes de l’Île de Batz nous a déposés sur l’île située juste en face de Roscoff. Nous avons visité le magnifique Jardin Georges Delaselle, créé en 1897, avant de partir à la chasse aux coquillages sur les plages.


Le 24 avril, jour de mon anniversaire, nous avons traversé la Bretagne du Nord au Sud. Premier arrêt : la forêt de Huelgoat, berceau de nombreuses légendes celtiques. La mare aux fées, la grotte d’Artus, les rochers recouverts de mousse : tout semble peuplé d’êtres invisibles.


À Locronan, de petites cartes décrivant des prénoms attirent mon regard. Spontanément, je recrée ma lignée : Arthur – Benoît – Christian. Puis j’ajoute les enfants. Là, sous mes yeux, le passé rejoint l’avenir.


À la Pointe du Raz, je me rapproche symboliquement de la maison que nous retrouverons le 30 mai prochain. Impossible de résister à l’appel des hautes falaises : je vais contempler les vagues qui s’y fracassent, 70 mètres plus bas. La mer force le respect.


Quatre-vingt-dix minutes plus tard, nous posons nos sacs dans un Airbnb à Concarneau. Nous flânons dans la Ville Close et soupons dans un petit restaurant familial. À une table voisine, des enfants, captivés par un film animé sur l’ordinateur portable de leurs parents, permettent aux adultes de discuter… entre deux éclats de voix !


Vendredi, escapade à Pont-Aven, la Cité des Peintres, puis lente déambulation sur les petites routes côtières entre Névez et Concarneau, à la découverte des plages. Je finis par dénicher une plage à mon goût, enfile mon maillot et plonge dans l’eau fraîche : première baignade de l’année !


Toute bonne chose ayant une fin, samedi, nous mettons le cap sur la presqu'île de Quiberon, où le surf règne. Nous poursuivons vers Carnac et Locmariaquer, hauts lieux des mégalithes du Morbihan. Puis, retour de la voiture à la gare de Vannes.


Bretagne
, pays de mer, de granit, de landes, de forêts. Pays de crêperies et de biscuiteries à chaque coin de rue. Pays de marins, d’agriculteurs.


Merci d’avoir fait le pont entre le passé, le présent et l’avenir.

Dix semaines écoulées en Europe. Plus que cinq à venir.

18 avril 2025

Revoir une amie à Mons en Belgique

Encore ensommeillé après un réveil à 6 h 30 pour attraper notre train à la Gare du Nord, j’ai bien ri en entendant le message du contrôleur belge :

« Bienvenue à bord de ce train Ouigo à destination de Bruxelles-Midi. Contrairement au TGV sur le quai voisin, nous irons lentement. Notez que plusieurs prises de courant ne fonctionnent plus, et nous ne pouvons rien y faire. Bon trajet ! »

Le train nous conduit sans encombre à Mons. La gare, qui ressemble étrangement à un vaisseau spatial, nous accueille en fanfare : musique forte, pancartes rouges, et une foule d’enseignants en pleine manifestation. Autre pays, même combat pour l’école.


Les bâtiments de briques rouges me donnent l’impression d’être en Angleterre. Me voilà replongé dans les souvenirs de notre séjour à King’s Lynn, dans le Norfolk, en mai 2023, alors que notre fille Roselyne terminait son emploi d’assistante de français dans une école secondaire.

Je passe l’après-midi sur une terrasse de la Grand-Place, en compagnie de mon amie Martine Salomon, installée ici depuis 2021. Nous nous remémorons nos années de bénévolat sportif, notre première rencontre sur le plateau de Salut, Bonjour! en décembre 2013, jusqu’aux Jeux de Rio, où nous partagions un 3½ avec quatre autres personnes.


Nathalie nous rejoint en fin d’après-midi, et Martine nous guide à travers la vieille ville. À la collégiale Sainte-Waudru, le Car d’Or nous éblouit. Martine nous raconte avec passion la fête du Doudou, inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO, et la fameuse montée du Car d’Or. L’ambiance doit être électrisante !


Le lendemain matin, je visite le musée du Doudou, puis le Mons Memorial Museum, qui retrace l’histoire militaire de la région depuis le Moyen Âge jusqu’au XXe siècle. Une section marquante est consacrée à la propagande. Une fois de plus, la bêtise humaine me saute à la figure. À qui vous font penser ces citations ? 

"L'ignorance et les préjugés sont les servantes de la propagande" Kofi Anan
"La propagande nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter" Aldous Huxley
"La propagande est une chose simple: il suffit de dire quelque chose de très gros et de le répéter souvent" Jean Anouilh



À midi, nous dînons — oui, au Québec, en Suisse et en Belgique, on déjeune le matin, on dîne le midi et on soupe le soir (les curieux peuvent en apprendre plus ici) — avec Alain Vas, professeur à l’Université catholique de Louvain, avec qui Nathalie collabore. Nous nous donnons rendez-vous au Québec en 2026, lors de sa sabbatique.

Nous terminons notre escapade par une dernière bière d’abbaye sur la Grand-Place, sous un soleil toujours aussi généreux. Dans le Ouigo du retour, le train est bondé (vacances scolaires obligent), et comme à l’aller, plusieurs prises ne fonctionnent pas… ni la clim ! Disons que ce trajet ne passera pas à l’histoire des voyages confortables. Heureusement, notre contrôleur, toujours aussi jovial, passe le micro à deux jeunes filles qui cherchent l’amour !

Je rédige ce billet depuis la place 73 de la Bibliothèque Mazarine, entouré de MacBook. À ma table et à la suivante : onze ordinateurs, onze pommes. Le portable préféré de la communauté académique!

Vous avez peut-être du mal à me suivre ? Rassurez-vous, moi aussi ! Je publie avec une semaine de retard, et ce ne sera pas mieux dans les prochains jours…


Prochaine étape : la Bretagne

Du 22 au 26 avril, cap sur la mer, dont je m’ennuie tant. Deux nuitées à Roscoff, puis deux nuitées à Concarneau, avec déplacements en voiture entre les gares de Rennes et de Vannes. L’objectif ? Profiter de quelques-unes des magnifiques plages bretonnes et de la forêt. Verrais-je des druides ou des fées? À suivre...

Souhaitez-nous du soleil ! 🌞🌊

16 avril 2025

Troisième lac en Suisse – Zurich

Mon dernier voyage en terre linguistique inconnue remontait à août 2016, à Rio, au Brésil. Neuf années et quelques cheveux blancs plus tard, me réadapterai-je à un nouvel environnement ? Sans trop me stresser ?

Nous sommes arrivés à Zurich en début d’après-midi, le 5 avril. Deux jours plus tard, tout roule. Pas de pépin, pas de stress. Ici, l’allemand domine, évidemment. Mais comme dans bien des villes touristiques, l’anglais suffit pour se débrouiller, surtout dans les commerces. Cela dit, glisser un petit « Guten Tag » en entrant, un « Danke » en sortant, ou un « Bitte » entre les deux, ça change tout. Pas besoin d’être bilingue : juste montrer qu’on fait un effort.

Entre la gare et l’hôtel, nous empruntons la Bahnhofstrasse, la grande artère commerçante où pullulent les boutiques de luxe. Dans une vitrine, le collier parfait pour Nathalie. Petit détail : 44 500 CHF (à peine 74 000 CAD). Du petit change pour les ultrariches qui circulent en Ferrari, Bentley ou Maybach… Tout à fait mon style d’ambiance.

On bifurque vers les ruelles étroites. Décidément, les Suisses aiment leurs fontaines. Il y en a partout, quoique moins colorées qu’en Suisse romande. Il y en aurait 1 200 dans la ville, selon ce site. L’eau y coule librement, pure et potable. Sur une place isolée (Leuengasse), un samedi en fin de journée, des enfants en maillot de bain s’amusaient dans la fontaine, sous l’œil bienveillant des parents. Faites un saut sur Google Maps, vous verrez.


Sur les rives du lac, dans le parc Zürichhorn, des centaines de personnes profitent du soleil (il fait 22°C). BBQ, bières ouvertes, nappes au sol : j’ai l’impression d’être un dimanche au parc du Mont-Royal. On entre dans le Chinagarten, l’un des jardins de temple les mieux classés hors de Chine.


On grimpe ensuite sur la place Lindenhof, qui offre une superbe vue sur la Limmat et la vieille ville.


Comme toujours, je suis attiré par les lieux de culte. Peu importe la foi, leur grandeur traduit le besoin humain de s’élever. Ces lieux offrent un calme qui contraste avec l’agitation extérieure. Je m’y sens toujours bien.

On visite donc Fraumünster et Grossmünster. La première abrite des vitraux et une rosace de Marc Chagall ainsi que d’Augusto Giacometti. Les rayons du soleil font danser les couleurs sur les murs, comme des aurores boréales. Dans la chapelle St. Mary’s, dédiée au silence, quelques citations bien choisies accrochent mon regard.


Parfois, j’ai l’impression que mes silences dérangent. « Ça va ? Tu sembles dans ta bulle. » Oui, ça va. Pourquoi faudrait-il toujours afficher de l’exubérance ? N’est-ce pas parfois une forme de malaise camouflé ?

Nous bouclons notre séjour par une croisière de 90 minutes sur le lac, avec la compagnie de navigation zurichoise. Installés à l’arrière du pont supérieur, on profite du panorama… jusqu’à l’arrivée d’un groupe scolaire bruyant. L’univers nous prépare au retour à Paris ;-)



En chemin, on aperçoit le siège social de Lindt & Sprüngli, tout près du Lindt Home of Chocolate. Amateurs de chocolat, allez voir leur site ! Il faut réserver plusieurs jours à l’avance – ce que je n’ai pas fait. Une bonne raison de revenir à Zurich un jour.

Retour à l’appart en soirée. Le TGV Lyria atteint les 292 km/h. Bien plus rapide que les trains sur lesquels travaillait grand-papa Arthur !

Étrange sensation de retrouver notre « chez nous ». Pas pour longtemps : on repart jeudi matin… direction Mons, en Belgique.

14 avril 2025

Le lac de Neuchâtel

Lundi 14 avril. Un avant-midi tranquille à l’appart, rue Dauphine. Faire un petit bilan de la semaine dernière, planifier les prochaines. Avec Google Maps, calculer les distances franchies à pied dans la dernière semaine : 55 km au compteur. Je maintiens la moyenne hebdomadaire depuis notre arrivée. 

Nathalie a une rencontre de travail cet après-midi. Je viens m’installer à mon poste du lundi : la bibliothèque Mazarine. La salle de lecture affiche presque complet, malgré la semaine de vacances universitaires du printemps. Ils bossent ces jeunes, ils bossent!

Les petits des systèmes primaires et ados du secondaire sont aussi en vacances, pour deux semaines. Le carrefour où est situé l’appart était plutôt tranquille ce matin, comparé à d’habitude. 

Tranquille comme Neuchâtel, où nous avons séjourné les 3 et 4 avril. Nouvelle destination, nouveau canton. Sur les plaques, nous lisons maintenant NE. À Lausanne, VD (pour Vaud). À Zurich, je verrai des ZH. 

La Suisse est une confédération, comme le Canada. 26 cantons, 26 systèmes d’éducation. Ici, les écoles secondaires se nomment lycées. Dans le Vaud, des gymnases! Moi qui commençait à comprendre...

La chance continue de nous sourire. Nous obtenons une chambre avec balcon et vue de biais sur le lac! On dépose nos sacs et hop, direction découverte.


Pendant notre marche, j’entends à plusieurs reprises des jets dans le ciel. Ils volent de l’autre côté du lac, à une quinzaine de kilomètres au sud-est. « Ça ressemble à une patrouille acrobatique » pensai-je. Google me confirme le tout en quelques clics. La Patrouille Suisse rode son spectacle 2025, à partir de la base aérienne de Payerne. À l’instar des Snowbirds du Canada, les solos tracent un cœur dans le ciel. 

Le vendredi, nous rencontrons un formateur Suisse que Nathalie connaît depuis le début des années 90. Marc nous fait visiter sa ville pendant 90 minutes. Nous échangeons sur nos pratiques respectives. À midi, nous changeons de terrasse sur la place des Halles. Notre amie Julie Beaudoin, originaire de Québec, nous rejoint pour le lunch. AIESECer à la même période que nous, elle vit en Suisse depuis le début des années 2000. Elle a vu une de mes publications Facebook et a tenté sa chance. 

Il y a de ces amitiés qui semblent immortelles. Peu ou pas d’interaction pendant des décennies et lorsque tu te retrouves, la conversation reprend comme si de rien n’était. Que de chemin parcouru depuis l’université, sur les routes du monde. Les enfants, la carrière, l’approche de la retraite. Sans oublier les niaiseries à répétition de Donnie Golden Boy et ses oligarques. 

Ces rencontres humaines des derniers jours me rappellent que voyager peut s’avérer une expérience solitaire. Tu es assis dans un train, un métro, un tram. À une terrasse, un restaurant. Les locaux et les touristes t’entourent, t’ignorent. En voyage, nous occupons souvent un rôle d’observateur silencieux, sans échange verbal autre qu’utilitaire : « je prendrai ceci et cela; non, pas de ticket de caisse ». L’absence de conversations qui permettraient un transfert d’énergie entre deux humains manquent selon moi à l’expérience du voyage.

Dans chaque ville, nous cherchons les mêmes repaires, liés aux besoins de base. Se loger, se nourrir. Nous voulons cocher la liste des incontournables à voir dans tel ou tel lieu. Avec nos appareils mobiles, nous pouvons tout trouver, sans interaction humaine. 

Ces réflexions m’habitent, alors que je marche six kilomètres sur le bord du lac vers le port de Saint-Blaise, où je m’installerai, les pieds dans l’eau (glaciale!), pendant presque une heure pour écrire. L’eau turquoise, le ciel bleu, les Alpes à l’horizon.


Après quatre journées de calme en Suisse romande, nous préparerons notre retour dans la mégapole en effectuant un arrêt de 48 h à Zurich.


9 avril 2025

La Suisse romande – lac Léman

Le TGV Lyria nous a menés à Lausanne, Capitale Olympique, le 1er avril. Tout comme à Paris, le soleil brille, le mercure oscille aux environs de 17C. 


En descendant de la gare vers l’hôtel, premier aperçu des Alpes, en face du lac Léman. Wow! Je ne me lasserai jamais de la vue des hautes montagnes, de la neige éternelle (de moins en moins…), des pics escarpés.

Premières impressions de la Suisse ?

  • Les gens traversent les rues uniquement aux passages piétonniers et respectent les feux rouges. En absence de ceux-ci, les automobilistes ralentissent et nous laissent passer. Je devrai me surveiller, parce qu’à Paris (et à Montréal), rouge veut dire go quand il n’y a pas de véhicules en vue ;-)
  • Le calme règne ici. La ville se déploie sur des vallons, dans le canton de Vaud. Pour la découvrir,  mieux vaut emprunter le métro 2 et monter jusqu’à la station Sallaz et déambuler dans les rues de la vieille ville en direction du lac. 
  • Partout, il y a des fontaines très colorées, desquelles coule de l’eau potable en permanence. 

Mercredi, pendant que Nathalie donnait une formation, j’ai d’abord visité le Musée Olympique, puis me suis dirigé vers Montreux en train.

Vous le savez, j’ai bénévolé lors de trois éditions des JO : Vancouver, Sotchi et Rio. Je ne pouvais manquer de visiter ce lieu dédié à l’olympisme. De la concrétisation de la vision de Pierre de Coubertin dans les années 1880, à ses premières esquisses des anneaux de 1913, en passant par la section des flambeaux (tous là!), j’ai beaucoup aimé plonger dans l’histoire. Et que dire des souvenirs qui ont refait surface, à la vue de mes amies les mascottes. 




Après une balade en train, pendant laquelle je découvre le vignoble en terrasses de Lavaux, listé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007, j’arrive dans la petite gare de Veytaux-Chillon. 


Je plonge au Moyen-Âge, dans le magnifique Château de Chillon, dont la construction a débuté au XIIe siècle. À presque toutes les fenêtres, de petites marches et un endroit pour s’installer. Avec la vue à couper le souffle, je comprends l’idée! Les Alpes, les eaux turquoise du lac, le ciel bleu, la brise marine. Juste incroyable.

En me rendant de la gare au Château, un panneau indicateur annonçait Montreux 55 minutes. 

J’emprunte donc cette voie, afin de voir la statue en mémoire de Freddy Mercury. Les oiseaux chantent. Des voiliers en mouillage, des aménagements floraux de toute beauté. Je croise plusieurs aînés qui utilisent des bâtons de marche (note à moi-même pour le futur…). Suis-je en train de rêver?

Notre journée se termine avec une promenade et un souper dans le vieux Lausanne avec Marco, le professeur qui a invité Nathalie à y donner une formation. 

Prochaine destination, Neuchâtel, au bord du lac du même nom.


2 avril 2025

L’heure des sorties

Nous avons franchi le cap des six semaines à Paris. Neuf semaines nous séparent du départ, le 31 mai prochain. 

La dernière fois où j’ai été si longtemps absent de la maison remonte à l’été 1989. Étudiant à HEC Montréal, impliqué dans l’AIESEC, j’avais effectué un stage de six semaines à Koper, en Yougoslavie (aujourd’hui la Slovénie). À la suite de celui-ci, j’avais voyagé quatorze jours dans le nord de l’Italie et en France.

Une fois dans ma vie, j’ai brièvement vécu ce rêve qui fascine certaines personnes : voyager en sac à dos, sans destination précise.

À cette époque, pas d’internet. Des trains de nuit fréquents. On se pointait dans une gare, on regardait les horaires, on achetait un billet et hop. Nous dormions dans le train, avant de marcher des kilomètres le lendemain. 

Avril. Mai. Deux mois, puis le retour en Montérégie, à la routine et aux déplacements en auto (nous vivons en milieu rural). Mon congé sabbatique se continuera jusqu’au 11 août. Après la marche en Europe, je compte bien retrouver les pistes cyclables de ma région et enfiler des centaines de kilomètres au guidon du vélo de papa.

Qu’est-ce qui nous attend dans les prochaines semaines ? 


Du 1er au 7 avril, la Suisse nous accueille. Nathalie a un contrat à Lausanne le 2. Nous irons ensuite à Neuchâtel et Zurich. À part quelques heures avec toute la famille à Genève, en juillet 2012, ce sera mon premier séjour en Suisse. 

Après l’est, le Nord. Escapade de 48 heures à Mons en Belgique, les 10 et 11. J’ai très hâte de revoir mon amie Martine Salomon qui y réside depuis quelques années. Ce sera cool de se remémorer les souvenirs de Sotchi et Rio et notre visite familiale chez elle à Baie-Comeau. 

Du 22 au 26, nous retrouverons la mer et  les grands espaces, en effectuant un séjour en Bretagne. Côtes rocheuses, plages sablonneuses, petits ports, j’ai bien l’impression que nous pourrions y passer trois mois entiers sans réussir à tout voir.

Le 29, nous nous dirigerons vers Strasbourg, en Alsace. Je compte bien traverser le Rhin au Jardin des Deux Rives. Passer d’un pays à l’autre à pied, pas mal cool! Retour sur Paris le 1er. 

Ma sœur Véronique et sa fille Laurence nous rendent visite du 6 au 13. Je jouerai les guides touristiques dans cette ville où j’aurai fait des milliers de pas depuis le 17 février. 

Du 14 au 23 mai, découverte de trois villes en Italie : Bologne, Florence et Venise.

Nathalie et moi sommes ensemble depuis mai 1990. Le 26 mai prochain, nous franchirons le cap des 35 ans de vie commune. Notre plus vieux, Mathieu, célèbre ses 30 ans an avril. En mai, le plus jeune, Félix franchira les 23 ans. Roselyne la globe-trotter aura 27 ans et demi (ma mère aimait souligner les demi-fêtes). Que de chemin parcouru!

Pour cette occasion, notre dernier weekend en France se passera à Deauville, en Normandie, dans un petit hôtel face à la mer. 

Neuf semaines donc à profiter de l’Europe. À vivre ce projet rêvé depuis si longtemps.