24 février 2025

Une, deux, trois bibliothèques

Depuis l’enfance, les livres bercent mon imaginaire. À leur côté, je me sens bien, paré à découvrir le monde. Avant même que mes pieds ne foulent le sol d’un quelconque lieu, j’avais rendu visite à la bibliothèque municipale. Celle de ma ville d’enfance et d’adolescence, la bibliothèque Monique-Corriveau à Sainte-Foy. Puis celles de l’Université de Montréal, ou encore de notre ville d’adoption, Richelieu. Depuis 2018, celle de l’École nationale d’aérotechnique, affiliée au cégep Édouard-Montpetit s’est ajoutée.

Lorsque nous avons pris la décision de venir vivre ici quinze semaines, j’avais un objectif en tête : obtenir une carte d’abonné à la bibliothèque municipale de Paris. Avant notre départ, j’avais identifié celle du 6e : la bibliothèque André Malraux, sise au 112 rue de Rennes, à 1,2 km de l’appartement.

Mercredi 19 février, 48 heures après notre arrivée, j’y ressors avec une carte et sept livres : des guides touristiques et deux romans. La limite d’emprunt est fixée à 40 documents! Le réseau compte 57 bibliothèques de prêt et 15 bibliothèques patrimoniales et spécialisées. Je ne manquerai pas de lecture.

À chaque étage, le décompte des marches!

Paris regorge de bibliothèques historiques. À chaque séjour, je me répète : « un jour, je prendrai le temps de les visiter ».

L’une des plus nommées dans les palmarès est la bibliothèque Sainte-Geneviève, inaugurée le 4 février 1851. On y accède Place du Panthéon dans le Quartier latin. Je découvre que celle-ci, au double statut interuniversitaire  et  public, permet d’obtenir une carte gratuite, afin d’accéder à la salle de lecture pour y travailler.

Jeudi matin, j’effectue une préinscription en ligne et réserve un créneau d’inscription en début d’après-midi. 


Carte avec photo en main, je ressors faire la file pour accéder à la salle de lecture, qui compte 700 places. Pendant 75 minutes, j’ai tout le loisir d’observer les jeunes universitaires qui entrent et sortent en continu afin de prendre une pause. 


Installé à une table, j’y rédigerai le premier billet de blogue parisien, dans ce carnet Moleskine acheté le 30 janvier 2024, dans la boutique du même nom de la rue Saint-André des Arts, à quelques mètres de notre appartement. J’en ferai la transcription dans un document Word, avant de copier le tout sur Blogger en y ajoutant des photos.


Aujourd’hui, j’ajoute une troisième bibliothèque à mon palmarès. Je l’avais repérée dans mes recherches avant d’arriver. Nathalie et moi l’avons explorée samedi dernier, en visitant l’Institut de France, qui abrite l’Académie française (saviez-vous que depuis 2013, l’écrivain Dany Laferrière est l’un des immortels de l’Académie?).


La bibliothèque Mazarine, que je rejoins en 8 minutes à pied, a été  fondée en 1643. Sa salle de lecture (140 places) fut restaurée de 1968 à 1974. Elle perpétue le décor unique d'une grande bibliothèque du XVIIe siècle.


Installé à la place 71 depuis 10 h 30, je déroge à mon habitude d’écrire des billets à la main. Je navigue de Word à Chrome, à la découverte de l’histoire des lieux mentionnés. L’horloge vient de sonner 13 h. Ma curiosité légendaire, associée à ce lieu chargé d’histoire (je suis dans la plus ancienne bibliothèque publique de France) me fait perdre la notion du temps.

J’ai vécu notre première semaine à Paris sous le signe de la frénésie. La frénésie de l’installation à un nouvel endroit. Celle associée au passage bref dans une ville, où l’on veut tout découvrir dans le plus court laps de temps possible.

Me poser ici, au 23 quai de Conti, me permettra de souffler. De reprendre cette habitude perdue d’écrire. 

Nous sommes à Paris pour quatorze autres semaines. Laisse le temps couler CriCri. Il n’y a pas urgence. 

Cette carte annuelle payée 15 € constituera l’un de mes meilleurs investissements. 


2 commentaires:

  1. 🥰 un bonheur de te lire. J’ai hâte que mon tour arrive en 2028

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  2. Ça fait longtemps que je veux prendre le temps de visiter une bibliothèque à Paris quand j’y viens pour le travail. Lire ton récit m’incite à prioriser cette visite pour la prochaine fois (très bientôt 😉).
    Tu écris très bien, j’ai hâte de lire la suite!
    Isabelle

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