Au transfert à Lonsdale Quay (vous vous rappelez? Il faut prononcer Ki et non Ké), j'achète l'ourson Starbucks Vancouver 2010. Trop mignon. Je ne peux le laisser ici, loin de moi. Point de café ni de déjeuner car j'ai bien assez de ma valise à roulette qui dépasse sûrement les 50 lbs réglementaires, mon sac à dos noir rempli à pleine capacité et enfin mon sac à dos de bénévole qui contient entre autre le laptop. L'expression appropriée me décrivant serait: chargé comme un mulet. Mes collègues de la Chambre immobilière me reconnaîtraient aisément, moi qui quitte souvent le bureau avec plusieurs sacs (laptop, projecteur, rallonge et barre multiprise, dépliants) et boîtes lors de mes événements.
Sur la Canada Line, je découvre les stations qui se cachent après Olympic Village, là où je descendais pour emprunter le Street Car Bombardier vers Granville Island. Ais-je déjà écrit que Montréal devrait se grouiller le derrière et implanter un tramway au p.c. ??
8h10. Arrivée à YVR. Mes appréhensions se confirment: la valise noire pèse 59 lbs, le sac à dos, plus petit, à peine 29 lbs. Sourire dirigé vers M. WestJet: "Les deux ensemble font 88 lbs, 44 lbs chacune, je suis OK? Ça va. J'ai compris ..." Je m'installe dans un coin et tente du mieux que je peux de répartir le poids. Je fais vite, car je veux passer la sécurité, acheter quelques cadeaux, un café et de quoi manger. Je retrouve l'employé de WestJet qui imprime les étiquettes de bagages, un filet de sueur froide coulant dans le dos. Le verdict tombe, implacable: 52.8 lbs. "I'll let you go for now, but pay attention next time..." dit-il en apposant l'étiquette et un ruban bleu qui indique "HEAVY". Ouf! Vite, vite, sécurité, cadeaux, bouffe.
À mon tour de me faire servir le discours: "Videz vos poches, enlevez votre manteau, jetez votre eau ici, dans la poubelle..." Quand les spectateurs se présentaient devant moi à la sécurité, je les recevais avec un sourire et ma joke Welcome to Cypress Airport. Ici, un employé blasé me récite son blabla. J'avoue que répéter la même phrase quarante heures par semaine, cinquante semaines par années doit abrutir, mais bon, un sourire aiderait peut-être?
19h. Nous quittons Dorval, en direction de Saint-Jean-sur-Richelieu, car Mathieu pratique à 20h avec son équipe. Bref arrêt à la maison, le temps de manger, caresser les chats et reprendre la route. Je raconte mon histoire pour la première fois à des parents de l'équipe.
À notre retour à 22h10, Félix ne dort pas. Il attend ses cadeaux et veut voir mon uniforme complet, mon accréditation et mes épinglettes. Je m'exécute avec plaisir. Je peux enfin partager avec mes proches ce que j'ai vécu si intensémment pendant 17 jours. L'histoire ne fait que commencer...
BOY! is it ever good to read something like that. Merci Christian. So anxious to see you and hear you talk about this trip, with this glow in your eyes.....
RépondreSupprimerGB